consommation

mercredi 30 avril 2008
par  Francelyne
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Machine à cash

Le gouvernement par la voix d’Eric Besson, s’étonne « que les opérateurs mobile virtuels soient moins développés en France que dans beaucoup d’autres pays européens ». Il serait temps en effet qu’en ces temps où le pouvoir d’achat est critique et l’usage du téléphone mobile un service public, on s’interroge un peu plus sur les juteux profits de certains. La solution ne sera pas simple, car l’Elysée vient d’interdire la 4e licence mobile...

Avez vous regardé votre facture mobile ce mois-ci ? Vous comprendrez pourquoi pour les 3 opérateurs, le mobile est selon les cas, une « machine à cash » ou une « poule aux oeufs d’or », pour n’employer que des termes châtiés.

Il est aberrant qu’en France, la concurrence ne joue pas, les 3 opérateurs tirant bénéfices, c’est le cas de le dire, d’un statu quo dans les parts de marché et les tarifs. Essayez de trouver aujourd’hui le moyen d’avoir un simple téléphone mobile pour passer quelques appels par mois pour moins de 20 euros, tout en vous y retrouvant dans la jungle des offres. C’est strictement impossible.

Il y a pourtant une dizaine d’années, les prévisions les plus optimistes faisaient briller les yeux des décideurs lorsqu’on parlait seulement de quelques millions d’abonnés. Je le sais, j’y étais. Alors plus de 50 millions, pensez donc, c’était inespéré et personne n’avait jamais avancé ce chiffre pour justifier des investissements rentables à bien moins, il se serait fait rire au nez.

Croyez vous que cela aurait fait baisser les tarifs ? Que nenni. Le domaine du téléphone mobile est sans aucun doute celui où le trucage marketing est à son apogée, avec un nombre incalculable d’offres impossibleà comparer, nécessitant de prendre en compte durée de communcation, numéros appelés (vers ceux de l’opérateur, vers les autres, vers l’international...), nombre de sms/mms compris, accès internet, coût des téléphones, etc... Les cartes « sans engagement » sont elles même un joyeux attrape-nigaud, car elles sont toujours associées à une durée de validité, synonyme d’engagement... virtuel.

Essayez donc de téléphoner en changeant de numéro tous les mois, vous en aurez vite assez. Prenez le problème sous tous les angles, pour disposer d’un numéro permanent sans prise de tête, vous en aurez toujours pour 20 € par mois... minimum !

Et 50 millions fois 20, cela génère donc un minimum d’un milliard d’euros mensuels pour nos trois larrons. On comprend donc pourquoi les grands groupes ont les yeux de Chimène pour leurs opérateurs mobiles. Le problème, c’est que le cash de ces machines, c’est le nôtre.

Alors M Besson, la solution n’est pas forcément dans des opérateurs virtuels qui ne feront qu’acheter leurs minutes de communication à nos trois poussah. Par contre, la quatrième licence que leurs lobbies essayent de faire interdire avec un certain succès, elle aurait plus de chance de faire éclater ce triopole. Malheureusement, M Sarkozy, encore lui, fait interdire cette licence, sans doute pour faire plaisir à son copain Martin.

D’un coté du gouvernement on s’interroge, de l’autre on interdit pour faire plaisir aux amis. Discutez donc entre vous au lieu de donner une fois de plus dans la façade...




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Commentaires

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lundi 5 mai 2008 à 10h17, par  Franck (Kyoto-compatible)

Rappel des faits. Fin 2005, Orange, SFR et Bouygues sont condamnés par le Conseil de la concurrence
à payer une amende record de 534 millions d’euros pour entente illicite. Le cartel du mobile est accusé
de s’être « réparti le marché » sans pratiquer la moindre guerre des prix, ne laissant ainsi aucune place
au libre jeu de la concurrence. L’association de consommateurs compte bien faire appel d’une décision
du tribunal de commerce de Paris datant du 6 décembre dernier. Il avait été reproché à l’UFC-Que
Choisir d’avoir pratiqué « un démarchage juridique », interdit par la loi, plutôt que d’emprunter la voie
de la « représentation conjointe », afin d’obtenir réparation d’un préjudice estimé à 882 505 euros, assorti de 192 981
euros de dommages et intérêts. Une juriste de l’Association, Charlotte Dekeyser, explique que « les consommateurs
ne peuvent être sanctionnés pour une irrégularité qu’ils n’ont pas commise », avant de rappeler que le Code de la
consommation donne le choix de leur action. Si les 2300 abonnés de Bouygues Telecom ainsi regroupés obtiennent gain
de cause, l’UFC promet d’étendre son action contre SFR et Orange, « au nom de l’intérêt collectif. »

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samedi 3 mai 2008 à 15h58, par  Franck (Kyoto-compatible)

Ca fait un moment que je parle de cette quatrième licence, il semble que le copain du prince, vous savez celui qui est bien placé dans la téléphonie mobile ait gagné.

Quel copain, on s’en fout, ils sont tous copains avec le Prince.

La quatrième licence, ils vont la vendre par bout, je vous expliquerai, un truc inventé uniquement en France, quoi qu’il en soit ce n’est pas Free qui l’aura cette licence, en fait elle va disparaitre toute seule. Nous avons affaire à la première licence UMTS soluble dans le Sarkozysme.

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jeudi 1er mai 2008 à 16h09, par  Florence

Mais qu’inventeront-ils quand on n’aura plus rien à plumer ? Ce qui ne saurait tarder

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