Ne trouver comme moyen de faire campagne, que fouiller dans le passé de ses adversaires et déjà douteux, mais nos deux duettistes UMP du Vald’Oise ont de plus en plus de mal à faire croire qu’ils se sont procurés par des voies légales les documents en leur possession sur le passé de Ali Soumaré.
La procureure de la République de Pontoise a confirmé aujourd’hui que le Ali Soumaré condamné en 2007 pour vol aggravé avec violence et usage de carte de paiement contrefaite n’était pas le candidat du Parti Socialiste.
C’est une chose, mais en plus cet Ali Soumaré était mineure lors de sa condamnation, hors « les décisions rendues par le tribunal pour enfants sont des décisions qui ne sont pas publiques ».
Comment nos deux compères ont ils eu vent de cette affaire ?
A priori, le seul moyen serait d’avoir accès au STIC ou système de traitement des infractions constatées. Là encore, comment ces deux personnages auraient pu avoir accès à ce fichier puisque seuls les policiers et les magistrats y ont normalement accès.
Pas démontés le moins du monde nos deux maires maintiennent leurs accusation concernant 4 des 5 condamnations et décisions qu’ils avaient mentionnées.
Les deux élus affirment avoir fait une simple demande au greffe du tribunal via Internet.
“Lorsqu’une audience est publique, le greffier peut donner le rôle de l’audience”, précise le tribunal de grande instance de Nanterre. Mais “les greffiers sont attentifs à l’origine de la demande. Nous ne délivrons pas de renseignements sans en connaître le motif”, confirme-t-il.
Le journal le Monde confirme qu’il est « Impossible, de demander le passé judiciaire de quelqu’un à partir de son nom ».
D’autre part, selon Isabelle Besnier-Houben, secrétaire générale du Syndicat des greffiers de France, il apparaît très difficile d’obtenir des extraits de jugement sans connaître précisément les dates des procès.
Pour le Monde, "il paraît probable que l’équipe de Francis Delattre a eu accès “au casier judiciaire ou à la fiche STIC (le fichier central de la police)” d’Ali Soumaré.
Pire les deux larrons, font référence à une ordonnance pénale sur une affaire en cours pour conduite sans permis (et qui n’aurait pas encore été adressée à Ali Soumaré, en tout cas pas au candidat PS).
Aucun citoyen ne peut normalement obtenir ce genre d’information.
Si tout ceci se confirme, il devient évident qu’au sein de l’UMP, circule des informations confidentielles en provenance du fichier STIC, voir des casiers judiciaires.
Lorsque dans une démocratie ce genre d’informations circulent au sein d’un parti au pouvoir, il devient évident qu’il y a dérive vers un totalitarisme rampant.
Le président de la République, en tant que garant des institutions doit prendre toute la mesure de la dangerosité de ces faits. Notre Président le fera t’il ?
Rien n’est moins sûr, s’il ne le fait pas, il pourra être considéré comme complice.
Source : Arrêt sur images
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